Malgré un contexte difficile l’immobilier neuf reste dynamique

Malgré un contexte difficile l’immobilier neuf reste dynamique

Alors que les taux des crédits immobiliers ne cessent de grimper et que le contexte économique crée une tension sur les prix et sur l’approvisionnement en matériaux, les acheteurs sont toujours attirés par le marché du neuf. Malgré des prix plus élevés que dans l’ancien, la demande s’inscrit à la hausse.

L’immobilier neuf pour établir sa résidence principale

Faire l’acquisition d’un bien sans travaux, bénéficier des dernières normes en matière de sécurité, de confort et de performance énergétique sont autant d’avantages qui attirent les acheteurs vers l’immobilier neuf. Selon une étude de l’Observatoire du Moral Immobilier de SeLoger, 80 % des futurs acquéreurs envisagent d’ailleurs de se tourner vers la construction dans le cadre de leur projet immobilier. Pour ce faire, 18 % concentrent leurs recherches sur l’Île-de-France.

Acheter dans le neuf permet de bénéficier de frais de notaire et d’acquisition de 2 à 3 % du prix d’achat du bien contre 7 à 8 % pour l’ancien. Il est également possible d’être exonéré de taxe foncière pendant 2 ans.

Comme le précise Barbara Castillo-Rico, responsable des études économiques de SeLoger, la première motivation des acheteurs qui optent pour un logement neuf est d’y établir leur résidence principale (84 %). Contrairement aux idées reçues, l’investissement locatif ne représente que 8 % des intentions d’achat. Ces investisseurs sont généralement attirés par le neuf dans le cadre d’une stratégie de défiscalisation (en loi Pinel par exemple).

Une évolution marquée des prix depuis un an

Preuve s’il en faut que la demande pour la construction conserve son dynamisme, les prix moyens de l’immobilier neuf sont plus élevés de 27 % environ par rapport à ceux de l’ancien. Un appartement neuf ou en VEFA, coûte en moyenne 5 123 €/m² (+6,5 % en un an) tandis que les prix des appartements anciens ont progressé de +4,6 % sur la même période, à 4 036 €/m².

C’est dans la région des Hauts-de-France que la hausse est la plus marquée avec +10,7 % sur un an à 4 490 €/m². À l’opposé, la région Bourgogne-Franche-Comté enregistre l’évolution des prix la plus faible avec +1,6 % sur un an à 3 617 €/m². À titre de comparaison, un appartement neuf en Île-de-France coûte aujourd’hui 6 745 €/m² en moyenne, soit une progression de +3,5 % en un an.

Prix de l’immobilier neuf en 2022 : ça grimpe presque partout

Côté prix de l’immobilier neuf en 2022, c’est sans surprise à Paris qu’ils sont les plus élevés avec 15 564 €/m² en moyenne. Un chiffre propre à ce marché si spécifique et en tension, supérieur aux prix de l’immobilier ancien dans la capitale (10 401 €/m²). Cette différence s’explique notamment par la faiblesse de l’offre de biens neufs à vendre à Paris.

À Bordeaux et Lyon, le marché du neuf est plutôt stagnant. Le port de la lune à Bordeaux enregistre une baisse des prix de l’ordre de -3,3 % sur un an, mais enregistre +1,5 % sur deux ans. Les prix s’y établissent désormais à 5 122 €/m² dans le neuf contre 4 837 €/m² dans l’ancien. À Lyon, la hausse relative de +0,5 % sur un an masque des prix élevés : 6 703 €/m² dans le neuf contre 5 367 €/m² dans l’ancien. C’est vers Lille qu’il faut se tourner pour acheter un appartement neuf à un prix modéré : 4 001 €/m² contre 3 547 €/m² dans l’ancien.(Source : defiscalisation.immo – Image : freepik.com)

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