Les prix de l’immobilier de luxe flambent moins à la mer qu’à la montagne

Les prix de l’immobilier de luxe flambent moins à la mer qu’à la montagne

C’est à Méribel qu’ils se sont le plus envolés en un an, selon une étude du réseau Knight Frank. Suivent Courchevel et Chamonix. Les stations balnéaires sont loin derrière.

L’immobilier de luxe ne connaît pas la crise. Mieux, il flambe. C’est particulièrement vrai à l’étranger où les prix affichent des croissances à deux chiffres sur un an. Jugez par vous-mêmes : +58% à Tokyo, +25% à Dubaï et +17% à Manille, selon une étude de Knight Frank qui a passé au crible le patrimoine des grandes fortunes mondiales (voir le graphique ci-dessous). Séoul, Prague et les îles Caïmans complètent le top 6 avec des hausses comprises entre +11% et +15%.

Et la France, direz-vous ? Elle a réussi à caser une ville dans le top 10. Il s’agit de Méribel (9e), petite station de ski savoyarde. Les prix y ont grimpé de 9% en un an. La montagne a d’ailleurs la cote auprès des investisseurs dont le patrimoine excède les 30 millions de dollars (26 millions d’euros). Car les deux villes qui complètent le top 3 en France, ce sont Courchevel (16e) et Chamonix (28e) (voir ci-dessous). La mer, que nombre de vacanciers devraient rejoindre le mois prochain, pointe le bout de son nez mais au-delà de la 30e place. C’est Saint-Tropez, rendue célèbre par Brigitte Bardot, qui affiche la plus forte hausse des stations balnéaires françaises (+4,8%).

Mais au global, la montagne surperforme la mer. La preuve en chiffres : les prix de l’immobilier de luxe ont grimpé de 4,6% contre +2,5% pour le littoral. «Le changement climatique et l’évolution des modes de vie modifient en profondeur la vision des investisseurs privés qui considèrent désormais les stations de ski comme des alternatives pertinentes pour une occupation à plein temps», décrypte Knight Frank.

Paris moins flambeuse

Et Paris dans tout ça ? Les prix de l’immobilier de luxe grimpent également mais de manière beaucoup plus modérée qu’à la montagne ou à la mer : +1,3% sur un an. Normal pour un marché qui a atteint des sommets ces 20 dernières années : +65%. Un rythme dix fois plus élevé qu’à New York et presque 9 fois par rapport à Londres. «La capitale française confirme son statut de valeur refuge avec une clientèle majoritairement internationale : 75% des acquéreurs», analyse Knight Frank.

Les acheteurs du Moyen-Orient montent en puissance dans la capitale, à l’image des Saoudiens, numéro 1 chez les étrangers, et les Asiatiques sont de retour, notamment les investisseurs hongkongais. Quid des Américains ? Ils sont toujours là et restent attachés à un Paris authentique. «Les étrangers sont toujours là mais ils migrent, confirme Anne Cuvelier-Hutin, notaire francilienne. Ils sont moins présents dans le 8e et plus dans le 6e.» Voilà pourquoi les prix de l’immobilier ont flambé (+5,9%) ces 12 derniers mois dans le 6e, pourtant l’arrondissement le plus cher de Paris, et fortement chuté dans le 8e (-6,9%).

Source: Knight Frank et lefigaro – Image : magnific.com

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